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11/01/2012

Géopolitique et actualité de l´Equateur 2012: enjeux et défis du gouvernement de Rafael Correa

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Géopolitique régionale de l Equateur: le triomphe de Chavel aux élections présidentielles 2012


De même que pour le reste de la région, pour l' Equateur, le triomphe du chavisme au sein des élections présidentelles au Vénézuela 2012 se sont ' avér fondamentale  pour la géopolitique  de l' Equateur ainsi que pour le bloc régional sudaméricain.

Effectivement à niveau régional et à différence du continent européen, en Amérique du Sud, la tendance de centre gauche continue à s'étendre, cela étant très convenable pour les aspirations géopolitiques internes et externes du gouvernement de Rafael Correa.

En effet les gouvernements latinoaméricains de centre gauche, voir néo socialiste,  se sont rendus largement majoritaires sur l´Amérique Latine surtout en Amérique du Sud où des 12 pays sudaméricains, 8 pays (au moins) présentent des caractéristiques clairement neo-socialiste, c´est à dire un gouvernement situé idéologiquement à gauche .

La capacité stratégique communicationnelle du président Correa sera surement un des élément définitif pour profiter d´un contexte régional ultra favorable.

Résumé d'actualité nationale de l´Équateur

Malgré, la  féroce guerre médiatique qui oppose le gouvernement du président Rafael Correa avec l'opposition  politique équatorienne (il peut se constater une géopolitique communicationnelle interne similaire à celle du Venezuela et celle de l´Argentine ainsi que d´autres  pays sud-américains), et de l´autre côté, le besoin immédiat invoqué par tous les secteurs politiques de la nécessité  impérieuse de créer une nouvelle loi  de communication* (dans l´actualité, une nouvelle loi est en train d´être examiné par  l'Assemblée Nationale Equatorienne) qui assurerait le droit à la communication et à l'information, la liberté d'expression, ainsi que le renforcement de la participation communicationnelle de tous les citoyens, l´Équateur continue à soutenir un taux de croissance économique très acceptable malgré la crise financière  
-->qui frappe le monde et bien entendu le continent latinoaméricain.

(*l´actuelle réglementation de communication a été approuvé par la dictature militaire il y a trois décennies.)
 
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Les relations entre les États-Unis et l´Équateur

Les élections présidentielles à s´effectuer aux étas Unis  en novembre 2012 sont suivies de très près par le gouvernement néo  socialiste équatorien que préside actuellement l´économiste Rafael Correa. 
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Malgré que les relations entre le gouvernement de Correa et les Etas Unis ne trouvent pas dans son meilleur moment (la visite officielle de  Mahmud Ahmadineyad n´a pas été très appréciée par la maison blanche, il est clair  que le gouvernement équatorien, de même que l´ensemble des pays latino-américains  préfère clairement une réélection de Barack Obama et la possibilité d'un rapprochement historique avec le grand frère du nord ; que devoir combattre l'ultraconservateur Tea Party républicain.

D´autres postes géopolitiques concernant l´Amérique Latine 2012

- Enjeux des blocs régionaux latino-américains 2012: création de la CELAC, consolidation de l´UNASUR et du MERCOSUR

- La Colombie et le Venezuela 2012 - Géopolitique et actualité

- Géopolitique et actualité Amérique Latine 2012: Les défis du nouveau socialisme latinoaméricain


09/03/2011

Révolutions ou révoltes dans le monde arabe , quel regard pour l'Amérique latine?

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Coopération Sud - Sud, quells possibilité pour aider les pays arabes dans leurs transition pour une démocratie réelle et souveraine?

Au-delà su soutien inconditionnel et du vote positif au sein de la ONU  de la quasi-totalité des pays de l´Amérique du Sud pour la création d´un État Palestinien (à exception de la Colombie); au sujet des révolutions arabes en générale,  de nombreux experts en géopolitique du tiers monde soutiennent que l'expérience et l´histoire latino-américaine peut s´avérer d'une grande aide pour les peuples du monde arabe; surtout en ce qui concerne la transition démocratique et bien évidemment la souveraineté et indépendance envers l´occident. 
 
 Le facteur démographique semble selon les experts en  la matière avoir joué un rôle clé dans les révoltes ou les révolutions du monde arabe. Ainsi le 50 % des populations  concernés ont moins de 25 ans et la grande majorité, le seul gouvernement en place qu´ils ont connu se sont les dictateurs qui les gouvernent.

Les démocraties occidentales (y compris le bloc régional latino-americain) avaient soutenu pendant des lustres, (ne serait-ce qu´avec le silence), des régimes tels que l´égyptien, le tunisien ou bien le lybien. Le "Vietnam" initié en Tunisie semblerait-il se propager dans quasiment tout  le reste de la région. Les peuples arabes "assoiffés de consommation" ont déja commencer une nouvelle et profonde  transformation de la carte géopolitique du monde arabe. Quel enjeux pour le continent latinoaméricain?

Question
Que feras le bloc régional UNASUR qui regroupe les pays sudaméricains au sujet des liens de Mouammar Kadhafi avec le président Hugo Chavez et son soutient inconditionnel à l´actuel régime lybien?

 Conclusion
L´histoire du continent latinoaméricain semble prôner que la meilleure chose à faire  c´est  laisser que chaque "tribu", chaque peuple, chaque nation  puisse construire son propre chemin dans la recherche de son identité socio-politique et culturelle. 

28/04/2010

Les défis géopolitiques 2012 du bloc régional de la gauche en Amérique Latine

Enjeux pour le nouveau socialisme latino-américain

Résumé
La nouvelle donnne géo économique du XXI ème siècle semble favoriser nettement le developpement social économique du continent américain, de même en ce qui concernent les différents blocs régionaux qui le conforment y compris bien entendu le bloque régional latinoaméricain dit "nouveau socialisme en Amérique Latine" 

L´arrivée de Barack Obama au pouvoir confirme le commencement d´une nouvelle ère pluripolaire en matière de géopolitique internationale. En plus, la crise de 2008, plus exactement, la chute du mur de Wall Street, semble confirmer le besoin incontournable pour les divers pays de la planète d´entreprendre la construction d´un Etat solide pour gérer leur propre équilibre économique.  point de coïncidence entre le président français et son homologue vénézuélien, Hugo Chavez, le même qui a surpris le monde en affirmant que les guérillas armées sur le continent latino-américain, c’était fini. 

En Amérique Latine le bloc régional du nouveau socialisme conformé principalement par le Venezuela, Cuba, Bolivie, l´Equateur et le Nicaragua se voit dans l´obligation de refonder l´idéologie traditionnelle de la gauche latino-américaine dans son élan de survivre dans le pouvoir géopolitique de l´Amérique Latine.



En effet, pour la nouvelle doctrine de gauche, il ne s’agit plus de combattre le capital, sinon de l’intégrer au projet néosociaiste des différents pays. Ce sont maintenant les classes moyennes, longtemps tenues comme ennemies de la gauche traditionnelle, le précieux butin pour les différentes élections qui ont lieu sur le continent.


Une des problématiques que soulignent les observateurs de la géopolitique latinoamericaine au sujet du bloc régional du nouveau socialime, c'est la difficile cohabitation avec les pays gouvernés par une tendance idéologique différente. C'est le cas actuel du Pérou, le Chili et la Colombie (bien que ce dernier pays à travers la nouvelle politique de son président Juan Manuel Santos soit en train de de constituer un véritable tournant dans les relations internationnales avec le Vénézuela et l´Equateur) 

De la même sorte qu´en Eurpoe, la guerre entre  parti de gauche ou bien de droite ne semblent plus être dialectique ou bien idéologique en Amerique, sinon plutôt communicationnelle.

Et dans ce sens lá, la tentative de récupération des moyens de communication (en main du secteur privé) par les divers gouvernements de gauche latino-américains se multiplient. 

Au Venezuela, le président Hugo Chavez annonce la création de guérilla communicationnelle, pendant qu'en Argentine, la présidente Cristina Kirchner livre une bataille fratricide con le puissant groupe médiatique Clarin, ainsi de suite les exemples continuent.

Ce qui reste claire non seulement pour l´Amérique Latine, sinon pour le reste la planète, c´est que le nouveau nucléaire du XXI ème siècle, ce n'est plus les bombes atomiques, sinon la communication. 

D´autres articles concernant la géopolitique latinoaméricaine

Cuba 2012: enjeux et défis géopolitiques après les dernières réformes

 

15/04/2010

Population et habitants de la Guyane francaise 2011 - 2012 INSEE

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Vous pouvez télécharger le roman argentin 2012 en espagnol qui se déroule à Maripasoula Haut Maroni  en  Guyane Française: La Ville Des Loups Blancs

Superficie totale de la Guyane Française: 84.000 km2

Distribution de la population guyanaise selon l´INSEE (année 2008 dernier recenssement)

Population totale de la Guyane Française: 300.000 habitants (entre 25 % et 30% en situation irrégulière). Le total de la population immigrée (clandestins et réguliers) est estimé à environ 40 % de la population.
En Guayen Française il existe un nombre important de clandestins Néanmoins, ce nombre s´avère très difficile à estimer. Les clandestins de Guyane sont principalement originaire de quatre pays : Brésil, Guyana, Haïti et Suriname.
Prenant compte que la population de la Guyane Française  en situation régulière s´estime à 230 000 personnes (novembre 2009) et qu´en 2007, ce chiffre était de 215 036 personnes, nous pouvons effectivement observer un taux de natalité très élevé (plus de 31 ‰ pour un taux de mortalité environ de 4,2 ‰).  Ainsi la Guyane  Française est le département français où le taux de natalité est le plus élevé. La Guyane connaît donc une explosion  de sa démographie comparable à celle de certains pays en voie de développement.

a) Les Français provenant de la France métropolitaine : « Les métros ». Ils représentent aprox 12% de la population et se destinent principalement à des postes administratifs. En général, ils ne vivent pas plus de quatre ans en Guyane. À ce sujet, l’INSEE révèle que seuls 7% de la population Métropolitaine présente en Guyane en 1990 réside encore en Guyane en 1999. Donc, 93% sont repartis en moins de dix ans. L’immense majorité des individus nés en Métropole repart dans les 5 ans suivant son arrivée.

b) Les Créoles : Constituent la population proportionnellement la plus importante, environ 30%. « Créoles » désigne les descendants d’esclaves qui ont adopté les modèles occidentaux par opposition aux descendants d’esclaves marrons. D’origine africaine, ce groupe est aussi le fruit de divers métissages issus de la rencontre de populations immigrées comme les Chinois, les Européens, les Indiens et bien d’autres.

c) Les Noirs marrons : représentent presque 20% de la population. Ce sont des descendants directs d’esclaves rebelles échappés de différentes plantations de la Guyane hollandaise (actuel Surinam) durant le XVIIIe siècle. Ils vivent principalement sur la zone frontalière au Surinam.

d) Les Amérindiens : Il représentent approx le 12% de la population totale de la Guyane. Actuellement, six groupes culturels composent la population amérindienne. Ils vivent relativement isolés du reste de la population guyanaise.

Détail population amérindienne de la Guyane Française

e) Autres populations : Africains, Brésiliens, Chinois, Créoles antillais, sainte-luciens, réunionnais et haïtiens, Dominicains, Guyaniens (République coopération de Guyana), Hmong, Libanais, Surinamais (autres que Noirs marrons), Péruviens, Vénézuéliens….
Damian Jacubovich

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Géopolitique de la Guyane Française 2012: l´enclavement communicationnel de




Géopolitique latino-américaine 2012 : les problèmes de l État français en Guyane française


En En Guyane française, la puissante devise et/ou la protection sociale garantie par l’État français – toutes deux synonymes d’une sécurité matérielle garantie – exercent un pouvoir d’attraction évident sur les populations voisines du continent.
De nombreux Brésiliens, Péruviens, Surinamais, Haïtiens et bien d’autres…débarquent quotidiennement dans le département français avec la ferme intention d’obtenir un travail rémunéré avec la monnaie tant convoitée, puis un jour peut-être le rêve de pouvoir régulariser leur situation.

Le critère de « rentabilité », - nouveau prophète des temps modernes – rencontre facilement sa terre promise sur le sol guyanais.

« Imagine la différence mon gars ! », lance une prostituée dominicaine qui travaille à Maripasoula[1] Ici, sur les garimpos[2] je peux gagner jusqu’à 200 euros par jour. Avec deux jours de travail ici, je peux nourrir ma famille pour un mois, là-bas ».
Dans le domaine du bâtiment, la différence aussi est significative. Un travailleur qualifié et sans papiers peut gagner jusqu’à 2000 euros par mois. Dans la forêt, éloignés de tout, y compris des contrôles fiscaux, 80% des travailleurs sont étrangers et 75% sont en situation irrégulière[3]. Les raisons ?

Étrangers parce que la main d’oeuvre, en général, est rare sur ces sites isolés, générant une offre suffisamment attractive pour les populations voisines.

Illégale parce qu’il est plus rentable pour les employeurs de recourir à ce type de main d’oeuvre dont les droits ne sont pas respectés donc sans possibilité de réclamation ou de recours en justice.

Conséquences et paradoxe : cette population que l’État français prétend expulser, l’accablant de tous les maux de la société, est en train de construire, là-bas dans la Guyane profonde, les écoles, les centres de santé, les maisons, etc….

Néanmoins, il est nécessaire de préciser que tous les étrangers ne se retrouvent pas dans la même situation. Dans pratiquement tous les secteurs publics, chaque année il faut recourir à l’importation de ressources humaines. Nous pouvons citer comme exemple le cas de Cuba, qui a été un des pays choisi au moment de signer des accords pour l’arrivée de centaines de médecins en provenance de l’île.

La Guyane, comme de nombreux pays premier-mondiste, n’est pas autosuffisante et ne peut pas assurer ses propres ressources humaines, ces dernières indispensables au fonctionnement d’un État.

Induite par la règle de l’offre et de la demande, la vague d’immigration ne se contient pas et ne diminue pas. Toutes activités, légale ou illégale, « honnête » ou « malhonnête » deviennent économiquement plus rentables, par une vague sans fin d’immigrants lassés de vivre au jour le jour dans leur pays d’origine.

« Voler un portefeuille qui contient des euros est généralement plus intéressant qu’en voler une qui contient des Reais », nous explique logiquement Ricardo, un jeune brésilien qui travaille en portant des sacs sur le marché de Cayenne[4]. Le business, inclut évidemment la vente de drogue, ou toute autre affaire qui s’offre par ici. Pas de surprise alors de découvrir les statistiques relatives aux activités illégales, de même que la violence générée par ces méfaits, qui est particulièrement élevée si on compare à d’autres régions latino-américaine ayant un indice de peuplement similaire.

Mais les mésaventures de l’euro en Guyane française ne sont pas finies : asphyxiés d’un côté par l’incessante augmentation de la population et pénalisés de l’autre par l’inefficacité ou la langueur de certains fonctionnaires, la Guyane se voit débordée dans presque tous les domaines. Ainsi, l’État se voit confronté a des difficultés quantitatives et qualitatives inédites sur beaucoup d’aspects par rapport à d’autres pays européens. Par exemple garantir la santé, le logement ou l’éducation dans les sites isolés, dont certains ne sont accessibles qu’après deux jours de navigation fluviale ou seulement par hélicoptère. En conséquence, au moment de réaliser une construction, même minime, le coût du transport, des personnes et du matériel, s’élève à des prix exorbitants[5].

L’asphyxie de l’État est sans fin. La question de la santé est l’une des plus grandes migraines des fonctionnaires français. Dans les centres de santé situés dans les zones frontalières, les problèmes sont quotidiens. Un interminable afflux de femmes, sur le point de d’accoucher, traverse clandestinement la frontière pour profiter des attentions socio-médicales guyanaises, pour assurer le futur de leur enfant puis, à long terme, pour accéder à la citoyenneté européenne tant souhaitée.

« Fo pampila, (pour les papiers) » explique une jeune mère originaire du Surinam.

Ce phénomène migratoire - ajouté au fait que traditionnellement les familles d’origines africaine et amérindienne sont généralement assez nombreuses - font de la Guyane française une des régions ayant le taux de natalité le plus élevé d’Amérique latine[6].

« Nous n’arrêtons pas une minute de construire » répètent quotidiennement les ingénieurs des différents services de l’État.

Face à cet échec migratoire, le travail de quelques policiers et gendarmes aux postes frontières, est qualifié d’inefficace et de ridicule par la majorité de la population.

« Il nous est impossible de contrôler l’immigration clandestine. Les gens peuvent traverser les fleuves qui délimitent la frontière à tout moment et par tous les côtés. Le travail de reconduction sert seulement à produire des statistiques. Parfois, par ici tu reconduis la même personne trois fois dans la même journée », constate un gendarme de la Préfecture.

Influencées par l’obsession sécuritaire qui est au centre d’un débat planétaire, personne ne sera surpris d’entendre les voix qui préconisent la militarisation de la région et qui obtiennent un consensus ces dernières années.

De même, pour les groupes qui réclament le renforcement de tous les mécanismes de lutte contre l’illégalité commerciale et évidemment, humaine.

Il faut tout de même reconnaître que pour l’État français, la problématique qui entoure le contrôle de l’immigration, est fondamentale à l’heure d’administrer et de développer la région.

De nombreuses analyses soutiennent que plus l’investissement est important, plus grande est la vague migratoire et, par conséquent, plus coûteux pour l’État français, déjà très inquiété ces dernières années par son manque de « rentabilité » (une nouvelle fonction des États au XXIe siècle).

En Guyane française, justement sont mis en évidence les dangereuses conséquences des dérives de l’assistanat d’un État de Bien-être. Le système social français octroie différents droits à ces citoyens qui, dans les pays latino-américains, pourraient être qualifiés de révolutionnaires, voire utopiques. Par exemple, certaines subventions étatiques permettent à un citoyen de bien vivre sans travailler. Mais…comme tout palliatif, il se produit des dépendances qui en réduisent l’efficacité[7].

Le gouvernement guyanais peut attester de plusieurs conséquences de ce couteau à double tranchant. Par exemple, le taux du chômage, relativement haut[8] en particulier dans les régions moins urbanisées. L’entretien avec un jeune chômeur cayennais nous éclaire sur de nombreux aspects :

-Pourquoi est-ce j’irai là-bas (en forêt), s’il n’y a rien ? Je pourrai même y attraper une maladie tropicale. Avec ce que me donne l’État, je tiens pour vivre jusqu’à ce que je trouve quelque chose qui me plaise dans la capitale.

-Ca fait combien de temps que tu es sans emploi ?

-Six ans.

« Rentabiliser la Guyane », relève essentiellement d’un défi socioéconomique. Surtout si l’on prétend la protéger de ce double assistanat chronique dont le département souffre. Double parce que, d’un côté, c’est une espèce de fils sot que la France entretient, et de l’autre côté, un assistanat[9] qui favorise la reproduction d’un citoyen de type zombi, habitué a attendre que les choses arrivent, sans aucune motivation qui lui permettrait de développer ses capacités de production et intellectuelles.

Le problème guyanais, évidemment, ne relève pas seulement de questions structurelles, mais aussi de certains principes éthiques propres à une vraie démocratie. Par ailleurs, le défi du département n’est pas d’arriver un jour à pouvoir se payer ses propres vices, mais plutôt, de pouvoir inventer et financer son propre traitement.

Les chances de concrétiser ce projet dépendent en grande partie de la collaboration et du travail conjoint des différents groupes qui constituent le corps social guyanais. Son succès sera sans doute l’opportunité de montrer à ses voisins latino-américains qu’une démocratie sociale et politique dans la mesure du possible, ne se mendie pas, mais elle se construit.

Il se peut que, si nous les pensons bien, les urgences de la Guyane ne soient pas plus graves que celles du continent sud-américain, puisque dans les deux cas il s’agit de soigner la misère humaine.

[1]La commune la plus étendue que toute la république française. Il occupe la partie sud-ouest du territoire avec une population, qui ne dépasse pas toutefois les 10 000 habitants. L’agglomération la plus grande est Maripasoula, petit village de quatre mille habitants situés au bord du fleuve maroni. Dans cette commune, véritable paradis culturel et naturel, les différentes nationalités et les cultures qui l'habitent coexistent difficilement : Noirs des Antilles, Créoles noirs, Métropolitains blancs, Noirs marrons, (Aluku, Djukas, Saramakas), Amérindiens (Wayanas, Teko, etc.) et latino-américains (Brésiliens, Dominicains et autres). Dans cette région, le français occupe souvent la troisième place parmi les langues les plus utilisées lors des échanges quotidiens. Le portugais et le neengetongo, plus connu sous le nom de « taki-taki ou sranantongo »- occupent de loin la place de langues véhiculaires.
[2] Mot portugais désignant le lieu où est extrait l’or. La majorité d’entre-deux emploient une main-d’oeuvre étrangère en situation irrégulière.
[3] CHARRIER, R., Guyane, des peuples et des histoires, in Antiane Eco, n°54, octobre 2002, pp. 14
[4] Les vols ont augmenté de 8% entre 1998 et 2000. Le plus frappant, sont les vols qualifiés de violents qui passent de 595 à 1080 en à peine deux ans. Source : Direction générale de la police nationale, direction centrale de la Police Judiciaire.
[5] À la Mairie de Maripasoula, par exemple, l’installation de toilettes et une douche pour un enseignant, en pays amérindien, a été facturée 18 000 euros.
[6] Dépassée uniquement par Haïti, la Guyane française occupe la première place sur le continent : Haïti (4,7); Guyane française (3,4); République Dominicaine (3,1); Surinam (3), Venezuela (2,9). Source : INED 2001.
[7] « (…) Le travail illégal ne se nourrit pas seulement de l'immigration clandestine, même si les étrangers constituaient, en 1997, 60 % des salariés illégalement employés selon la verbalisation opérée par les services de contrôle. Le Revenu Minimum d’Insertion joue aussi un rôle, bien que son impact soit difficile à évaluer. Cependant, il est loin d’être négligeable, comme le montrent, par exemple, les statistiques de sortie de l’Agence Nationale Pour l’Emploi. De mai 1998 à mai 1999, 66 % des personnes sorties de l’ANPE l’ont été pour « absence au contrôle » -ce qui laisse penser qu'ils exerçaient parallèlement une autre activité- et 8 % seulement pour « reprise d'emploi » (HIDAIR, 2005).
[8] 25,8% (BIT) en 2005 selon l’INSEE.
[9] Les conséquences de ce second type d’assistanat peuvent s’observer en Métropole.

Guyane française 2012 : passerelle géopolitique en Amérique Latine, problèmes interculturels?

Pourquoi existe-t-il un enclavement régional de la Guyane Francaise  en Amérique Latine?

Résumé
La situation géographique privilégié de la Guyane française, la place comme l’unique passerelle entre l’Europe et l’Amérique Latine. Malgré cela les relations avec le continent latinoaméricain et sudaméricain est quasiment nul.   
La situation géographique privilégié de la Guyane française, la place comme l’unique passerelle entre l’Europe et l’Amérique Latine.

 Sa superficie avoisine les 84.000 kilomètres carrés, ce qui fait d’elle le département le plus vaste du territoire français.
Son environnement naturel peut être qualifié d’exceptionnel puisque qu’il représente l’unique forêt tropicale européenne. Ainsi, on découvre, presque indemne, une biodiversité hors du commun aux côtés de l’autre grande richesse que possède la région: la multiplicité des cultures humaines qui habitent. À ce propos, au moins dix langues régionales - au sens de la Charte Européenne de 1992 – sont parlées.
Hélas, dans cet univers, voir paradis, pluriculturel, la cohabitation, ne peut être qualifiée de satisfaisante. Bien au contraire, on peut même, dans certains cas, la qualifier de dangereuse car aucune des différentes composantes sociales de la population guyanaise ne paraît trouver sa place dans cette société désorientée sur de nombreux aspects. 

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